TERRE EN FEU

TERRE LIBEREE

 

POTERIE-CERAMIQUE

Techniques utilisées

Selon la tradition, cette technique de fabrication en cuisson rapide fut développée au Japon dans la seconde moitié du XVIe siècle, et initiée par la création de bols pour la cérémonie du thé par Chōjirō. Les premières céramiques de Kyoto apparaissent à la fin du XVIe siècle, suscitées par la mode de la cérémonie du thé, dans deux ateliers. Cuites à basses températures elles reçoivent une glaçure qui est celle des céramiques chinoises aux trois couleurs en glaçures plombifères, ancienne technique encore en usage à l'époque des Ming. 

La technique du raku yaki est un procédé de cuisson. Les pièces incandescentes peuvent être enfumées, trempées dans l'eau, brûlées ou laissées à l'air libre. Elles subissent un choc thermique important.
La multitude des paramètres mis en jeu permet d'obtenir des résultats variant à l'infini, ce qui confère à la pièce, entièrement réalisée manuellement, la qualité d'objet unique.
Le raku yaki est synonyme de cuisson basse température, les pièces émaillées sorties d'un four à environ 1 000 °C sont rapidement recouvertes de matières inflammables naturelles comme de la sciure de bois compactée afin d'en empêcher la combustion en limitant l'apport d'oxygène au contact de l'émail en fusion. Cette phase est la réaction d'oxydoréduction au cours de laquelle apparaissent les couleurs plus ou moins métallisées, les craquelures ainsi que l'effet d'enfumage de la terre laissée brute qui forment les principales caractéristiques de ce type de céramique.

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L’usage de la poterie vernissée s’impose en Europe au Moyen-Age. Cependant les premiers tessons recensés la font apparaître en Gaule dès le premier siècle ; Le principe de sa glaçure plombifère, la rendant imperméable, apparait simultanément en Orient et en Occident après la Chine qui l’avait découverte quatre siècles avant notre ère (glaçure verte unie).
Au début du 20ème siècle, le décor est privilégié notamment avec le concours de Bonnard, Matisse, Vuillard, Derain et Vlaminck. Picasso lui-même s’exprimera avec bonheur, quoique rarement, dans le domaine de la poterie vernissée.

La terre vernissée se caractérise par une argile rouge, souvent recouverte d’engobe blanc ou coloré d’oxydes métalliques. Unie ou décorée, la terre vernissée est émaillée avec une glaçure translucide et cuite aux alentours de 980°C.

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C’est en Italie que la production de sigillée proprement dite apparaît, aux alentours de 40 av. J.-C. Le centre de production le plus important se trouve à Arezzo (Aretium) en Étrurie. Cette production céramique se situe dans la continuité des précédentes céramiques italiennes du point de vue de son succès et de sa diffusion. À partir du IIe siècle av. J.-C., en effet, les productions céramiques italiennes et romaines connaissent un succès commercial sans précédent et une diffusion jusqu'alors inégalée en Occident.

La terre sigillée est un engobe dont on ne garde que les plus fines particules d'argile. Le fait de ne garder que les plus fines particules d'argile lui permet de se vitrifier durant la cuisson. C'est-à-dire de se transformer en verre comme l'émail. Elle offre une surface satinée ou brillante, sans ajout d'émail.

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